bannière sgdf


Histoire du groupe

La XIè Nancy - Notre Dame de Lourdes des Scouts et Guides de France est issue de la fusion de la VIe des Guides de France, et de la XIè des Scouts de France Notre Dame de Lourdes. Ce groupe très dynamique est composé de près de 100 jeunes et jeunes adultes. Il est caractérisé par la séparation choisie des garçons et des filles.

Cette vidéo d'archive de l'INA présente la vie des louveteaux du groupe à sa naissance, en 1939 : 

De l’avant–guerre aux lendemains de la Libération

En gestation depuis 1930, la troupe XIe Nancy est officiellement créée en avril 1931 sous l’impulsion de l’abbé Simonin et du chanoine Lœvenbruck, curé bâtisseur de la basilique Notre-Dame de Lourdes.

En 1932, son Chef de Troupe est François Clauss et son aumônier, l’abbé Rousselot, aumônier militaire de la garnison de Nancy.

La Troupe est affiliée en juin 1935. Son étendart porte le nom de troupe « Notre Dame de France » et son foulard est bleu marial à bord blanc (puis bleu foncé à bord blanc).

Son développement se fait sans heurt jusqu’en 1939, été au cours duquel la Troupe campe en Savoie. Une meute de louveteaux est également créée.

En 1940, la guerre perturbe évidemment son fonctionnement. Jusqu’en 1941, les activités de la Troupe sont suspendues. Le scoutisme est interdit par l’occupant.

En 1941, la Troupe reprend clandestinement ses activités sous le nom de « compagnons de Notre Dame ». Sans uniforme et avec mille ruses, la XIe Nancy fonctionne avec sa hiérarchie et sa pédagogie. La maîtrise est composée de Roland Petitjean (chef de Troupe) et de Roger Hans (assistant). L’aumônier est le Père André Byrr. La Troupe compte une quinzaine de scouts et 2 patrouilles, Chevreuil et Hirondelle. À l’été 1942, un camp a lieu à Illoud en Haute–Marne. 
Requis au STO, Roland Petitjean et Roger Hans quittent Nancy et rejoignent l’Afrique du Nord. 

À l’automne 1943, Michel Petitjean, frère de Roland, lui succède comme Chef de Troupe. Son assistant est Jacques Nevin et l’aumônier, le Père Michel Bordet, ancien de la IIe Nancy. Les 20 scouts sont répartis en 3 Patrouilles. A l’été 1944, le camp a lieu de nouveau à Illoud en Haute–Marne.

Le 14 septembre 1944, l’abbé Bordet et quelques scouts vont déployer le drapeau français sur la plus haute flèche de Nancy, celle qui couronne le clocher de la basilique Notre-Dame de Lourdes. C’est la Libération. La XIe Nancy, comme toutes les unités scoutes, sort de la clandestinité.

Le camp d’été se déroule à Is-sur-Thil.

À la rentrée 1945, la remontée de l’effectif (28 scouts) conduit à la création d’une 4e patrouille. Chamois, Aigle, Chevreuil, Cigogne constituent alors les 4 patrouilles. 

Le camp d’été, cru 1946, a lieu à Morez, dans le Jura.

En octobre 1946, Jean Schmitt succède à Michel Petitjean et reste à la tête de la Troupe jusque son appel sous les drapeaux en 1949. 

La Troupe compte une trentaine de scouts. 

La patrouille du Chevreuil est sélectionnée pour participer au Jamboree de Mousson et constitue l’une des patrouilles de la troupe nancéienne nommée pour la circonstance « Nancy Grand Couronné 181e SdF » avec la patrouille du Ramier de la Ve Nancy, la patrouille de l’Ecureuil de la Ire Champenoux et la patrouille des Colibris de la XIIe Nancy. 

Le camp 1947 se déroule à Ecot-la-Combe en Haute-Marne, en 1948 il a lieu « aux Plants » en Suisse et en 1949 à Guyans–Vennes dans le Doubs.

Des lendemains de la Libération aux années 60

Au début des années cinquante, la Troupe compte 25 scouts répartis en 4 patrouilles : Chamois, Chevreuil, Aigles, Cigognes.

Pendant la décennie, la Troupe va connaître des « hauts » et des « bas », la fluctuation de l’effectif constituant un indicateur de vitalité.

Le camp d’été 1950 a lieu à Dommartin-les-Remiremont dans les Vosges et celui de 1951 à Mittlach, dans la vallée de Munster (Alsace).

Après une année de chef de troupe, André Tisserand qui avait succédé à Jean Schmitt, cède la place à Gérard d’Halluin, précédemment assistant. 

Le grand camp 1952 se déroule à l’Etang de Bellefontaines, à proximité de Morez dans le Jura. 

Jean Dufour assure la relève de Gérard d’Halluin comme chef de troupe à la rentrée 1952. La patrouille des Cigognes est dissoute. 

Le camp d’été 1953 a lieu à Wissembourg dans le Bas–Rhin.

Jean Dufour part effectuer son service militaire en mai 1954. Il n’a pas de successeur. Après un camp d’été 1954 regroupé dans les Vosges avec la IIe Jarville, l’année 1954-1955 est difficile pour la Troupe. Faute de chef, elle fonctionne momentanément en patrouilles libres. 

Le camp de Pâques se déroule à Reminy (Meurthe et Moselle). 

Un « mini camp » est improvisé au Tholy dans les Vosges à l’été 1955.

À l’issue de son service militaire, Jean Dufour accepte à la rentrée 1955 de reprendre la Troupe — sans chef depuis mai 1954 —. L’effectif — moins de 15 scouts — va néanmoins progressivement s’accroitre. 

Le camp de Pâques a lieu à Amance en Meurthe-et-Moselle. 

Le camp 1956 se déroule à Malplaquet, sur le versant alsacien du Donon (Bas–Rhin).

À la rentrée 1956, la Troupe adopte le chandail beige et la culotte de velours beige, le « 4 bosses » est abandonné au profit du béret demi-alpin avec croix de promesse. 

La Troupe compte à cette époque 26 scouts et 3 patrouilles : après un début difficile, la division « Kim » commence à s’implanter dans le district. La patrouille du Chamois reçoit la qualification « jungle » le 3 février 1957. 

L’épidémie de poliomyélite qui sévit sur la France conduit les pouvoirs publics à interdire les camps scouts. Comme toutes les autres troupes, la XIe Nancy ne fait pas de camp à l’été 1957.

À la rentrée 1957, une 4e patrouille est recréée et prend le nom de « lynx ».

À l’été 1958, la troupe campe à Saint-Agrève en Ardèche. 

En octobre 1958, Jean Dufour qui aura particulièrement « donné » au service de la XIe Nancy, passe le témoin à Bernard Dogur. La troupe compte 30 scouts et 4 patrouilles. 

Le camp d’été 1959 se déroule aux Rousses (Jura). Une patrouille libre de la paroisse Sainte-Bernadette, embryon de la future XXIVe Nancy, vient compléter les 4 patrouilles de la XIe Nancy.

Après le départ de Bernard Dogur appelé en Algérie, Jean-François Thomas est le nouveau scoutmestre. La troupe compte maintenant 35 scouts. Une 5e patrouille, les « Panthères », est créée au printemps 1960. Le groupe compte deux meutes de louveteaux 

La haute patrouille participe au camp de district à Pâques 60 à Tonnoy (Meurthe-et-Moselle). 

Le camp d’été 1960 se déroule à Samoens en Haute Savoie.

Des Raiders aux Pionniers–Rangers

Robert Antoine, ancien assistant de la Troupe puis chef de Troupe de la IIIe Jarville (troupe dite d’extension et regroupant des mal-entendants), reprend en octobre 1961 la XIe Nancy, dont l’effectif avoisine maintenant la quarantaine de scouts. 

Le camp de Pâques a lieu en patrouilles et le camp d’été 1961 à Linthal dans le Haut-Rhin, avec une sixième patrouille, la patrouille libre de Dieulouard.

À la rentrée 1961, La Troupe s’engage dans la préparation « raider ». La base est réaménagée. Les patrouilles déjà qualifiées « Kim » développent un effort intensif pour atteindre le niveau de deux premières classes et deux secondes classes dans chacune d’elles. 

La haute – patrouille effectue un camp de skis à Noêl à Riedisheim dans le Haut-Rhin. 

En mars 1962, Robert Antoine décède subitement. Gérard Sainpy, le 1er assistant, reprend la Troupe. La candidature raider est ajournée.

Un camp de Pâques en Troupe a lieu à Tonnoy (Meurthe-et-Moselle)

Le camp d’été 1962 se déroule à Abreschwiller (Moselle). 

Septembre 1962, La Troupe (36 scouts) démarre l’année avec 5 patrouilles : Loup (nom substitué à celui de « cigogne »), Lynx, Chamois, Aigle, Panthère.

La Troupe est de nouveau candidate raider. Les premières classes et les assistants se préparent aux trois brevets raiders : « missionnaire », « woodcraft » et « service ». Un camp de Haute patrouille a lieu à Noël au ballon d’Alsace (Territoire-de-Belfort) et un camp de Pâques en Troupe au Tendon (Vosges). A l’issue de ce camp, la patrouille du Chamois est dissoute. 

Le 30 juin 1963, la XIe Nancy est investie « raider » sous le numéro « 396e ». Les 5 raiders et les scouts de 1re classe arborent fièrement le béret vert.

Le camp d’été 1963 a lieu à Feissons aux Salins en Haute Savoie.

À la rentrée 1963, la troupe (30 scouts) est composée de 4 patrouilles. Particularité : tous les scouts ont plus de 14 ans.

La XIe Nancy - comme les deux autres troupes raiders nancéiennes – la Ire et la IXe Nancy - adopte la méthode Pionniers-Rangers.

Les chemises rouges font leur apparition. Les patrouilles deviennent des équipes mais décident de conserver leurs noms.

Une troupe de « Rangers » accueillant les 12-14 ans est créée : elle compte 24 jeunes scouts, dont les louveteaux en âge de monter à la Troupe (chef de Troupe : Bernard Martin). La troupe, aidée par les routiers et des parents, construit le local des rangers.

Un camp de troupe se déroule à Noël au ballon d’Alsace (Territoire de Belfort). 

Le camp de Pâques a lieu à l’Etang-Romé (Meurthe-et-Moselle) et le grand camp 1964 à Landevennec (Finistère) : la descente de l’Aulne avec des canots construits par la troupe constitue la première « Entreprise » de la XIe Nancy, selon la nouvelle pédagogie.

Une 3e meute de louveteaux est fondée.

Le projet d’année 1964–1965 est un camp axé sur la spéléologie. Le Poste (nouvelle terminologie) conserve 4 équipes : Loup, Lynx, Aigle, Panthère. Il continue en fait à fonctionner sur la dynamique de la préparation « raiders ». La Base est embellie. 

L’effectif est de 25 pionniers environ. 

Un camp de skis a lieu à Noël au Ballon d’Alsace (Territoire-de-Belfort). 

Le grand camp 1965 se déroule à Dôle (Jura) avec notamment la descente de la Loue en canots et de la spéléologie à Ornans. 

Une seconde Troupe de Rangers est créée (chef de Troupe : Yves Adrian).

Gérard Sainpy quitte ses fonctions de Chef de Poste à l’automne 1965. De 1965 à 1970, les chefs de poste se succèdent annuellement et cette instabilité est dommageable. A quelques exceptions, tous les chefs de poste sont des anciens de l’unité.

Au delà des années 60 : la consolidation du système pionniers

À l’issue du camp d’été 1970, Philippe Schmitt reprend le Poste et va assumer cette fonction trois années durant, après avoir été pendant un an l’assistant de François Charles. L’augmentation des effectifs (30 pionniers) conduit à créer une 5e équipe qui prend le nom de « puma ». 

À Noël, le Poste fait du ski alpin à Bellefontaines (Jura).

Le camp de Pâques a lieu à Messein (Meurthe-et-Moselle). 

Le grand camp avec comme « Entreprise : la voile » se déroule à Embrun (Haute-Alpes).

Le groupe est « florissant », comptant 2 troupes rangers (A : chef de Troupe Alain Weber et B : chef de Troupe Philippe Blanchardie ) et trois meutes de louveteaux.

En 1971, le Poste compte 35 pionniers répartis en 5 équipes : Guépard, Lynx, Panthère, Aigle, Puma. 

Le camp de Noël a lieu à Bellefontaines (Jura), endroit qui va devenir pendant quelques années la destination du poste pour le camp d’hiver, dans une annexe du presbytère. 

L’Entreprise d’année est la découverte de la spéléologie. Le camp de Pâques se déroule à Mamey (Meurthe et Moselle) et le grand camp 1971 à Ornans (Doubs).

En 1972, le Poste acquiert un véhicule, une « 203 » break qui a fière allure ! 

Encore un camp de Noêl à Bellefontaines (Jura), mais le Poste délaisse ski alpin pour le ski de fond.

Le camp de Pâques se déroule à l’Etang-Rômé (Meurthe-et-Moselle). 

Le grand camp 1973 se déroule à Landevennec (Finistère) avec comme « Entreprise » la descente de l’Aulne.

À la rentrée 1973, Philippe Schmitt redémarre l’année comme Chef de Poste puis cède la place à Jean–Loup Quéru le 1er janvier 1974. 

L’augmentation des effectifs à la rentrée 1973 conduit à envisager la création d’une 6e équipe mais le projet est abandonné. Près de 40 pionniers se répartissent en 5 équipes.

Nouveau camp de Noêl à Bellefontaines (Jura). 

Le camp de Pâques a lieu à Pierre–la-Treiche. 

Le grand camp d’été 1974 se déroule en Corse à Tiucci. 

Jean–Loup Quéru conserve la direction du Poste pour l’année 1974–1975. 

Le camp de Noêl a lieu à Bellefontaines (Jura). 

Le camp de Pâques se déroule à Savonnières–en–Perthois. 

Le grand camp d’été 1975 se déroule en Corrèze à Caniac–du-Causse.

À la rentrée 1975, c’est Michel Orsini qui reprend le Poste. Encore un camp de Noël à Bellefontaines. 

À Pâques, la maîtrise doit suivre des camps écoles. Le camp a lieu en équipes en forêt de Haye (à proximité de Nancy). 

Le grand camp d’été 1976 se déroule à la Chapelle en Valgaudemar. L’« Entreprise 76 » consistant en un raid de Poste de 5 jours avec traversées de glaciers.

Seconde année de chef de Poste pour Michel Orsini en 1976–1977. 

Le Poste compte toujours une trentaine de pionniers mais une équipe est dissoute. 

La descente de l’Aveyron est choisie comme Entreprise d’année. 

Le camp de Pâques se déroule dans la forêt de Sansey (54). 

Le grand camp 1977 se déroule à Saint-Antonin-Noble-Vol dans le Rouergue.

 À la rentrée 1977, Didier Vion succède à Michel Orsini comme chef de Poste. Au-delà de cette année 1977, l’histoire de la XIe Nancy reste à écrire…

Mais en 2013 le groupe XIe Nancy existe toujours …

Le contenu de cette page est issu du site Scout un jour.

Vous pouvez également consulter l'histoire de la troupe sur l'encyclopédie libre Scoutopedia.